François Ier, vers l’absolutisme royal Père des Arts et des Lettres, François Ier est l’image même du prince de la Renaissance. Il succède à l’âge de vingt ans à Louis XII dont il n’est qu’un cousin éloigné. Toutefois, selon la prédiction faite par l’ermite François de Paule à sa mère Louise de Savoie, la providence lui destinait la charge du royaume.Ainsi, le 1er janvier 1515 c’est par la voie la plus légitime qui soit que le jeune “Françoys 1er, roy des françoys” est élu de Dieu par le sacre. Il obtient la gloire des armes par la fameuse victoire de Marignan, remportée en septembre 1515 sur les suisses qui gardent le Milanais. Ce succès fulgurant est remporté grâce à une artillerie puissante, à la présence du chevalier Bayard et à l’action de François 1er au centre des opérations. Cette victoire personnelle du roi impressione l’Europe entière.
Il profite par ailleurs de l’expédition en Italie pour signer avec le pape Léon X le concordat de Bologne, qui autorise le roi à nommer lui-même évêques et cardinaux, accentuant ainsi son emprise sur le clergé. En outre, François 1er fonde le dépôt légal dans la bibliothèque Royale d’un exemplaire de tout livre imprimé. Par l’ordonnance de Villers-Cotterêts, il impose à la place du latin l’usage du français pour tous les actes officiels et en fait la langue unique de l’administration.
Enfin sur le plan militaire, la longue rivalité avec l’empereur Charles Quint, constituera la longue obsession d’un règne long de 32 ans, qui fut autant celui du mécénat artistique et intellectuel que du renforcement de l’unité française et du fondement de l’absolutisme royal.