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Association des Résidencesoyales Européennes

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Terrasse du palais royal de Madrid

 

Josefa Haselböck, employée du service marketing du château de Schönbrunn, a travaillé 4 semaines au palais royal de Madrid en novembre-décembre 2009.

Terrasse du palais royal de Madrid

« Madame Pilar Martín-Laborda, chef du service des programmes culturels m'a accueilli très chaleureusement au palais royal et m’a brièvement introduit le fonctionnement du  Patrimonio Nacional. Madame Elena González Poblet, chef du service des Musées, était ma tutrice.

Le palais royal est un énorme complexe et les bureaux y sont relativement dispersés. Par conséquent cela m'a pris un certain temps de connaître les collègues et de trouver tous les bureaux. Je partageais mon bureau avec ceux de l'équipe de l'exposition du moment, j'ai pu suivre les derniers préparatifs de l'exposition “Brillos en Bronce”, qui fut inaugurée au début de mon séjour. L’organisation générale des expositions temporaires au palais royal est très différente de celle de Schönbrunn. Du fait de l’absence de droit d’entrée pour cette exposition temporaire pour les visiteurs locaux, beaucoup d’espagnols venaient la visiter. A Madrid, j'ai observé une attitude complètement différente envers les musées, les palais et autres sites culturels. La plupart de ces établissements ont au moins un jour gratuit ou quelques heures par jour gratuites. Ceci incite les personnes à visiter leurs sites patrimoniaux.

 Je n’ai pu accomplir la mission initialement prévue au palais royal de Madrid qui était de développer des programmes pour les jeunes et les visiteurs locaux. En effet, les programmes du Patrimonio dédiés aux groupes scolaires et aux enfants m’ont été présentés par les collègues du service des musées. Tous ces programmes étaient déjà bien établis et malheureusement aucun développement complémentaire n’était requis. Ce ne fut pas véritablement un problème, car j'ai trouvé un bon nombre d'activités à réaliser. De manière générale, je m’intéresse aux enjeux que rencontrent les institutions culturelles d'autres pays et comment dont elles organisent leurs équipes. En premier lieu, après une visite du palais, j'ai pris connaissance de toutes les sources d'information à la disposition du visiteur : signalétique, billetterie, centre d'information des visiteurs, audioguides, boutiques et fait part de mes observations à mes collègues espagnols. J’ai ensuite eu l’opportunité de faire de multiples comparaisons entre le palais royal de Madrid et le château de Schönbrunn en matière de communication, de services proposés aux visiteurs, d’activités culturelles, de coopération avec les tours opérateurs et les offices de tourisme. De plus, j'ai cherché à comprendre comment le Patrimonio Nacional administre les différents palais, monastères et autres sites répartis dans le pays et comparer ce fonctionnement avec Schönbrunn et ses différents musées situés à Vienne. Bien que nous travaillions très différemment, les résultats sont assez semblables : nos visiteurs ont un fort taux de satisfaction.

 Contrairement au château de Schönbrunn, le Patrimonio Nacional a une large offre culturelle, telle que des concerts, des spectacles, des expositions, etc. Ainsi, j'ai collecté des informations sur les budgets, les mécènes, les actions marketing, la production des programmes et des catalogues… De plus, j'ai eu l'occasion d'assister à des conférences à l'Université Complutense de Madrid, organisées dans le cadre d'un programme éducatif établi conjointement par l'université et le Patrimonio Nacional. Enfin j'ai surtout aidé l’équipe des évènements culturels pour l’organisation de la conférence européenne relative à l'exposition « Brillos en Bronce » et y ai participé.

Grâce à ce stage professionnel, j’ai pris connaissance du fonctionnement du Patrimonio Nacional et des différences entre un site administré par une organisation publique dans une monarchie encore existante à Madrid et un château administré par une organisation privée à  Schönbrunn, sans aucun roi du tout.

Bien que j'aie dû faire face à certaines difficultés tels qu'un manque de soutien pour trouver un logement, accéder à un ordinateur ou à un téléphone ou par rapport aux tâches initialement prévues pour mon stage, je n’aurais pas voulu manquer cette mission de quatre semaines. Ce fut une expérience interculturelle extrêmement enrichissante tant d’un point de vue professionnel que privé. Grâce au projet Sharing Skills in Europe, j’ai regroupé de multiples informations sur le Patrimonio Nacional, j’ai pratiqué mon espagnol et je me suis fait des amis avec qui je resterai en contact.»